Revoir mon jugement.
Je ne mourrais ni étouffée, ni dans un incendie, ni même de nuit, écrasée par une voiture lancée à pleine vitesse.

Je mourrais peut-être de nostalgie.

Je ne sais pas encore très bien comment on meurt de nostalgie. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui en soit mort. À part, sans doute, le petit prince… plus sûrement que du venin du serpent. À moins que ce ne soit moi seule qui m’en consume en lisant son histoire.
C’est une sorte de maladie insidieuse. Je crois qu’elle vous emporte petit à petit, sans qu’on s’en rende bien compte.

De minuscules morceaux d’âme s’échappent, pour

chaque livre un peu trop triste
chaque silhouette d’arbre nu qui se découpe sur les ciels froids et purs de l’hiver
chaque chanson mélancolique
chaque caresse du vent
chaque (ré)volte passée, et chaque (ré)volte à venir
chaque trace de beauté
chaque instant de poésie

pour l’éphémère qui est partout.

Cette douceur-douleur (ou est-ce l’inverse) m’éparpillera au mille vents pour ne laisser qu’une coquille vide.

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