Je ne veux pas de tes excuses
qui ne m’apaisent ni me consolent.
C’est facile de dire je suis désolé·e.
Ça ne coûte rien et ça fait bien,
ensuite, on passe à autre chose.
La liberté de ne pas s’apesantir est un privilège.

Je suis en rage devant les mots vides d’un rituel mort.
Qu’on cesse de me dire que ça devrait suffire.

Derrière l’acte de politesse,
la formule sociale attendue,
les excuses n’ont rien d’innocent.
C’est un jeu de position, avec des coups stratégiques.
Qui peut les exiger, qui peut les offrir sans que ça lui coûte ?
Qui domine et qui se soumet ? Pas de lecture unique.
S’excuser peut vouloir dire être en position de force.
Ne jamais avoir à faire attention,
tant qu’on est capable de dire pardon.
S’excuser comme passe-droit : je ne sais pas qui réfléchit à ça.

Je me méfie des excuses.
On a trop essayé de m’y contraindre
à en faire, ou à en recevoir qui sonnaient creux.
Trop voulu que je ploie ou que je passe l’éponge.
Je commence à renoncer à celles que je croyais encore attendre.
Peut-être que l’absence d’excuses est préférable à des excuses que je ne pourrais pas accepter.

Parfois j’ai besoin des mots simples,
d’une pure reconnaissance du tort,
du mal causé.
Parfois ça me suffit,
pour commencer.
Quand ça dépasse les bornes,
quand un·e adulte insulte un·e enfant,
quand je ne pourrais pas continuer de relation sans.
L’excuse comme unité minimale sur laquelle reconstruire.

Mais la plupart du temps, non,
je ne veux pas de tes excuses.
Pas sans voir, qui les accompagne,
une forme de souffrance partagée.
Pas sans que je sente que tu ne te contentes pas de le penser,
mais que tu le ressens,
Pas sans que tu vois comment
ça aurait pu être toi à ma place, moi à la tienne,
ou n’importe qui d’autre.
Pas sans un effort d’imagination,
pas sans que tu partages au moins une parcelle
de mon inconfort, de mon déplaisir, de ma peine ou de ma détresse.
Pas sans une compassion palpable.
C’est ma condition pour y croire.
C’est mon idée de la sincérité.
Sans ça, peu m’importe que tu sois désolé·e,
le processus de réparation ne pourra pas commencer.

Voeux

Quand ce garçon est arrivé, 
je lui ait dit : je suis blessée,
je ne veux pas d’appartenance,
j’ai peur des liens qui emprisonnent,
c’est ok, si on papillonne
mais ne fais pas de contre-sens ;
il va falloir que tu sois souple,
j’veux bien t’aimer, mais pas de couple.
J’ai envie de jouer avec toi,
tu sais, je t’attendais, je crois.
Je lui trouvais l’air familier
d’un enfant que j’aurais aimé.
L’étincelle de création
nécessaire à toute passion
s’est embrasée devant mes yeux
avec nos mots, en guise de feu.
Aucune peur que ma poésie
puisse être mal jugée de lui,
c’était assez exceptionnel,
le même rythme naturel,
octosyllabes – au pluriel.
Un message et j’étais réjouie,
je m’exaltais de nos écrits,
et puis tout s’est accéléré :
accident, opportunité,
discussions de nuit enfiévrées,
on a décidé d’habiter
ensemble, une petite année.

En cet été de transition
notre test avant ta venue,
enfin je me suis sentie vue,
tes mots comme une mise à nue
le soulag(e)ment d’êtr(e) reconnue.
La Sainte avait enfin la foi
et j’ai répété après toi
ce que j’aimais dans mon mantra :
mon droit basique à exister,
ma morale à redessiner.
T’as pris le temps de rassurer
en moi l’animal éclopé ;
tu as accepté ma méfiance
sans me presser, à ma cadence
qui, par là-même, s’est emballée
un(e) fois amorcée la confiance.
Quand je rechute et sort les griffes,
sans te lasser, tu recommences
et te montres compréhensif.
Tu ne me fait jamais ressentir
que mes émotions sont de trop
tu me rassures, sait me guérir
et renforcer ce qui est beau.
Simple et pourtant essentiel,
j’ai retrouvé le goût du sel.

Fin novembre lors d’une soirée,
on a décidé de d’mander
à Lille et Célest(e) d’nous marier.
Nous n’en avons pas discuté,
c’était pour nous une évidence,
la rencontre et la renaissance,
notre soleil et notre pluie,
si on s’est changé·e·s, ielles aussi
ont mené à ces réjouissances
en contribuant à l’existence
de l’union qu’on fête aujourd’hui.

Quand on l’a dit, je l’ai senti
que je vivais dans le déni
de ce désir inassouvi
pour lequel j’avais du mépris,
mais qu’au fond j’en avais envie,
envie que quelqu’un ait envie,
et ça a apaisé en moi
un endroit que j’n’écoutais pas.
J’entends maint’nant un(e) nouvell(e) voix,
qui dit avec un(e) douce joie :
« je suis ton allié pour la vie
tu ne seras plus jamais seule
devant cet écrasant puzzle
qui ne peut pas être fini ».

Plus tard cette même nuit,
Alors qu’il était endormi,
des émotions m’ont assaillies
avec violence elles m’ont astreinte
mais la solution a surgi,
j’ai imaginé, et senti
autour de moi sa douce étreinte, 
calmant mes craintes et mes plaintes.
J’ai écrit après quelques jours
en suivant mon élan nocturne
quatre quatrains, pour mon Saturne :

« Tu m’as mise face à moi-même,
Rien n’aurait pu plus me changer,
Les mots, les concepts que tu sèmes
M’aident à regarder sans danger.

Si je renais avec l’hiver,
C’est que j’y gagne l’obscurité,
L’ambivalence n’est pas amère
Quand on y trouve sa liberté.
De l’autre côté du miroir
Survivait la part rejetée,
J’t’ai vu traverser sans y croire
Mais elle aussi tu l’as aimée.

Depuis j’apprends à être fière,
De moi, de toi, de notre lien,
L’ombre acceptée devient lumière,
Je ne me sens plus seule ni alien. »

Ensuite nous nous sommes fiancés
en nous échangeant des jouets
comme une partie de nous-même
qu’on garde dans leurs œufs au frais.
Moi j’ai reçu un petit renne
avec des cornes à déployer
je ne manque pas de l’embrasser
quand Clément vient à me manquer.

Aujourd’hui, nous y voilà,
presque neuf mois de gestation,
plus compliqués que nous n’pensions.
Des difficultés et tensions
on tente d’extraire le cœur
et d’or de nous faire chercheurs
au milieu des peurs et des pleurs
pour trouver des solutions
et faire grandir l’acceptation.
C’n’est pas un mariage de raison,
quand on en prend la décision
après six mois d’fréquentation ;
non pas un truc bien mesuré
à signer pour l’éternité.
Je n’pensais jamais me marier
je me riais de ces promesses
j’y voyais au mieux une faiblesse
au pire de la naïveté
et prendre le risque d’être humiliée
par un mariage qui s’affaisse.
Au diable, peur qu’on me délaisse,
idée du jug(e)ment qui agresse,
moi je crois en l’engagement
comme un rappel de direction
quand on se dispers(e) dans le vent,
comme un partage d’horizon
sur des chemins toujours mouvants,
comme un instrument d’exception,
un(e) sorte de rose des vents
une alliance, une acceptation
qui se construit à chaque instant.

Les Adieux à Romainville

Un an, quatre mois, j’ai fait le tour
De c’qu’était avoir un chez moi,
Des quatre saisons, sans détours ;
Le printemps, je l’ai eu deux fois.
Maintenant que l’été commence,
Avant qu’il ne m’ait emportée
vers le Sud continuer ma danse,
Je voudrais vous remercier.

Merci à mes ami·e·s de Terre
de m’avoir offert un asile,
Grâce à vous j’ai gagné ma guerre
et donné naissance à une île.
J’avoue, je ne suis pas peu fière
de cette terre dev’nue fertile,
de nos périples bibliophiles,
de nos fêtes et de nos idylles.
Perroquet révolutionnaire
et intello au coeur fragile,
merci à mes colocataires
qui m’ont apporté avec style
eau, feu, terre, air, le parfait deal.

En mars, arrivée tourmentée,
dans le feu noir de la colère
je menaçais de me noyer.
Léa, avec ta joie tranquille,
j’ai trouvé une stabilité,
et au son de Cindy Lauper,
ma thérapie a commencé
avec des post-its de couleur
que je ne cesse de retrouver.
Comme les salades d’avril,
Ta terre et ton eau m’ont nourries.
En temps d’élections difficiles,
entre anarchistes, on s’est blotties,
avec nos chant en lieu de cris.
Here’s to you, Lionne, toi qui n’es pas
Une sorcière comme les autres.
La brusque annonce de ton exil,
déchirement imprévisible
rompit un instant l’équilibre.
Je trouvais à me raccrocher
au feu d’artifice qui passait.
Attirée par les lumières
de ce garçon fort volubile
j’en fis vite mon colocataire
et lui fit de moi son goupil.
Voilà que sans en avoir l’air,
partis de marque volatiles,
nous allons inscrire notre chair
avec de l’encre indélébile.
Cette histoire et cette décision,
Je les dois et à Romainville,
et à l’habileté de Lille,
un beau week-end d’auto-gestion.

Merci enfin, Luc, le gardien
Pour ton indéfectibl’ soutien,
Ta sagesse du quotidien :
« On peut commencer à changer
sans forcément tout chambouler ».
Tu sais, tu as accompagné
Ma révolution en douceur,
Tu portes encore au cou ma fleur
Que demain je vais décrocher.
C’est Juliette qui aura l’honneur
De faire la fête à tes côtés
Pour que jamais l’esprit ne meure
De cette période enchantée.

Fin juin 2018

Désolée de m’être comportée comme une folle quand tu me traitais comme de la merde

Écrit début juillet 2017. Inspiré du titre d’un article en anglais dont mon titre est la traduction littérale.

Désolée, j’ai mis longtemps à apprendre à bien me comporter
Pour faire des excuses correctes et dans les temps, personne
alors que pour la ramener, j’en ai honte, j’étais une vraie championne
Heureusement, je vais pouvoir me racheter, maintenant que je suis bien dressée

Désolée d’avoir insisté quand tu m’as dit que tu ne voulais pas que j’aille à cette soirée
à celle-là non plus, et que mon intérêt pour celle-ci était suspect
il y en avait d’autres c’est vrai, et puis c’est gentil, tu t’inquiétais avant tout pour ma sécurité.
Pardon de ne pas avoir voulu t’accompagner regarder le foot chez tes amis
Quelle bêtise d’avoir oublié que je devais faire passer mes intérêts après tes envies !
Non, je fais preuve de mauvaise foi, c’est du ciment du couple dont il s’agit
le nécessaire compromis,
j’avais pourtant naïvement cru que c’était moi, qui m’étais adaptée à ta vie.

Quelle erreur ce jour-là !
de ne pas t’avoir immédiatement parlé de ce problème que tu aurais bien mieux géré que moi
comme tout le reste d’ailleurs
nulle part à la hauteur
Pardon pour ma communication maladroite
je suis désolée de m’être laissée paralysée au fil du temps par la peur que j’avais de toi,
c’était pas sympa
Je suis vraiment navrée pour toutes ces fois où je t’ai agressé de mes larmes
qui te laissaient penser que t’étais un monstre, alors que t’as fait tant d’efforts avec moi,
j’ai manqué de gratitude je crois.
Pardon d’avoir parfois monté le ton quand j’étais en colère
et d’avoir posé des questions quand je n’étais pas d’accord avec ta façon de faire
j’aurais pas dû te forcer à te justifier, et simplement me taire,
c’était révoltant ce manque de confiance
alors que par rapport à moi, tu avais tellement d’eXpérience !

Je me sens bête de pas avoir compris à quel point t’avais raison
dans un couple les disputes c’est banal, c’est la passion
Je me souviens de cette fois où j’ai cherché du soutien en parlant de ta dépression
heureusement que tu as su me faire entendre raison : y a que le silence comme option
J’avais risqué l’impardonnable : te donner en pâtures aux commérages, abimer ta réputation
comme cette fois où j’avais osé vouloir parler en non-mixité de mes difficultés à orgasmer,
un manque de considération pour toi qui fait halluciner.
Pareil, je me dégoute quand je repense que je suis allée discuter avec mes copines en soirée
alors que c’était un énorme manque de respect, ça t’excluait :
j’aurais du rester sagement à tes côtés, t’écouter parler et animer, t’étais si doué.

Pardon de t’avoir imposé tous ces moments où j’allais mal sans trop savoir pourquoi
Heureusement que t’avais la solution, je manquais de sexe, voilà !
Pardon d’avoir balbutié que ce film m’avait donné envie de mourir
C’était violent pour toi et surtout, on ne dit pas ça pour rire,
pardon, c’était pas de ton ressort, tu pouvais plus prendre soin de moi
je comprends que plus tard t’aies eu besoin de me dire
que tu ne pensais pas qu’il était possible que j’aille mieux sans toi
mais tu me le souhaitais quand même, parce que t’es un gentil, un vrai roi.

Contre-transfert

À D., À S., et à tous les absents à leur vie.

Je l’ai vu en toi dès la première seconde,
C’est en tout cas l’histoire que je me raconte.
Celle que tu n’diras pas, car tu n’as pas d’histoire,
Tous les récits s’effacent devant l’acte de boire.
Quand on n’sait pas se dire, dis, comment exister ?
Reste la sensation, un présent sans passé,
reste ce corps malingre qui néglige de manger,
cet air vieilli trop tôt, et des dents abîmées.

En toi j’ai vu l’absence, l’homme seul, le retranché,
Inconscient de la vitre qui du monde l’a coupé.
En toi j’ai vu le père à jamais un mystère,
Résigné à sa peine, un fantôme qui erre.
L’enfer est le lieu où rien ne nous relie
Être patron d’l’enfer est devenu sa vie,
Je ne saurais dire si c’est la tienne aussi.
Plus isolé peut-être, tout ne tient qu’à un fil,
Coupé avec sa fille, ténu avec ton fils.
Pour toi qui parle babille, qui se tait est habile,
et vouloir en faire plus a des airs de caprice.

Si moi je joue ton fils, tu joues le père pour moi
et nous voyons tous deux ce que nous ne somme pas,
le contrat n’est pas clair, mais tu ne le sais pas.
Au bout du téléphone, quand tu entends sa voix
Tu n’aurais pas idée de lui parler de toi
tu n’aurais pas idée de poser des questions,
tu le sais à la fac, sans plus de précisions.
Plus que le manque d’envie, il y aussi la peur,
celle de déranger, et surtout celle qu’il meure
lui tu l’as réussi, lui n’est pas une erreur,
et cette certitude éloigne la douleur
plus sûr(e)ment que l’alcool et ses douces vapeurs.
Tu te crois rassuré quand tu as la réponse,
tu te dis qu’il va bien, et c’est tout ce qui compte.
Savoir l’autre vivant est une fin en soi,
chimère qu’une relation, cela n’existe pas.

Quand j’ai dû réprimer une euphorie étrange,
et la scène achevée, un rire qui démange,
je me suis étonnée de mon incohérence,
guettant l’émotion présente par son absence.
Dans la solitude d’après l’atelier,
tristesse ouvrit la porte pour venir me hanter.
J’ai reconnu en toi l’impossibilité
Celle qui ne montre rien, celle qu’on ne peut aimer,
pour qui communiquer est juste un mot abstrait.
Tu n’es pas revenu, et quand je t’ai croisé
au détour d’un couloir, mon coeur s’est emballé.
Même soulagement et culpabilité
de sentir qu’avec toi je n’pourrais travailler
tout comme j’ai été incapable de l’aider,
tout comme j’ai été incapable de l’aimer.

Quatrains pour Saturne

Tu m’as mise face à moi-même,
Rien n’aurait pu plus me changer,
Les mots, les concepts que tu sèmes
M’aident à regarder sans danger.

Si je renais avec l’hiver,
C’est que j’y gagne l’obscurité,
L’ambivalence n’est pas amère
Quand on y trouve sa liberté.

De l’autre côté du miroir
Survivait la part rejetée,
J’t’ai vu traverser sans y croire
Mais elle aussi tu l’as aimée.

Depuis j’apprends à être fière
De moi, de toi, de notre lien,
L’ombre acceptée devient lumière,
Je ne me sens plus seule ni alien.

Les enfants de septembre

Nous sommes les enfants de septembre
qui contestent la fin de l’été
continuons à nous amuser
nous n’avons pas de comptes à rendre
l’automne n’a rien à nous apprendre
il n’y aura pas de rentrée
refusons d’en être l’antichambre
pour nous ni cartables ni dictées !
Au bureau pas pieds et poings liés
le monde est notre cour de récré
personne pour interdire l’accès
comptons nos membres :
tou·te·s ont la clef !
Une clef qui est dans la tête
et ouvre sur tous les jours de fête
où il nous plaira d’aller jouer.
Dans une cabane de couette
à nous les batailles d’oreiller !
en riposte même novembre
ne saurait sonner la défaite
car nous portons en nous l’été.

Poésie de carnet : août 2016 à août 2017

travailler la posture d’aveugle
positionner les essentiels
couleur d’orange
une petite mort
dans l’espace, personne ne vous entend danser
gradation vers
émotions positives
Transhumance
le nous plutôt que le vous
délitement
maintenant ça va mieux
contact
remonter
J’essaie de vivre au jour le jour
Je veux un chez moi, mais ce n’est pas une urgence.
Autonomie.
je dois pouvoir me faire confiance !
2 possibilités
ce que le manque de structure provoque cognitivement
premier dialogue intérieur
être au clair avec son engagement
rituels avec
chaudron magique
distinguer obstacles et murs
safe space à explorer
au Ruisseau chaud
un espace vraiment collectif
je n’ai pas tout à fait renoncé à cette prétention
Clôturer l’enfance.
Projet intimiste et satirique.
il était une fois la vie, mais toi
cabane mentale
résilience
résilience
Danse des articulations
ceci est ma place
celle qui était déjà sur la planète et qui accueillait
s’injecter couleur
Tension exprimée comme une énergie
Vous, vous, votre regard ! Je ne savais plus quoi dire.
falsifier
Apprendre à changer d’état interne
trous émotionnels
bénéfices secondaires de la perte
chahut
les Aliennes
double peine
on relie tout
équivalences
instantané
Inventer des potins imaginaires
ces meufs qui quittent leurs mecs pendant les vacances
Pousses
Hors du feu
Entre-deux guerres
Un type avec un fort accent russe essaie de m’offrir du champagne
électron libre
la nécessité du mouvement
proximité-distance
Flip, flap, flop. Flip on est neutre.
inspiré
Hypothèses
on roule ensemble sur les tapis
projection des émotions et désirs
se faire ballader
donne – Non.
je descends tête la première mais je n’ai pas peur.
c’est bien toi
le pouvoir de transformation
ANCRAGE
[ ]
la route de l’affirmation.
seule en scène, La vagabonde
les pièces du puzzle assemblées
le seul mec vient se mettre au milieu
take action
till death do us apart
deal
Retrospect
End of the line
BROADEN THE PATH
metaphors
who ‘d
faire consensus
à un tel degré
celle avec le plus d’expérience
take a break!
on va parfois devoir interrompre
the aging
The opposite of design is tradition.
à court terme
We need to stop playing that game.
le + vite possible
trop hautes exigences pour le groupe
état des lieux
mauvaise estime
On attend
Tête à tête.
Gestion de la colère
Jeux de visage.
faire l’enfant triste.
méditation orgasmique
aiguiser mon envie d’être
[ ]
pas la place d’être plus bougée
ignorant l’alternance jour-nuit
Comme un être polymorphe, un poignard planté au niveau du plexus, un soleil plein et rouge, un oesophage empoisonné, une onde vibratoire aux limites floues
Traversées
Quelles différences entre l’eau et les balles ?
j’ai pris soin
Reconstituer
Choc & soulagement
des poissons se disputent en elle
solitude de l’air
j’ai un petit endroit mort
c’est mon tour
Je me demande pourquoi j’ai appris il y a si longtemps à être directe dans mon regard.
Continuité
la tension dans mon ventre
elle sait se protéger
je ne peux pas la mettre en danger
Changez de scénar
Les gens vont s’ennuyer
Demander la prochaine fois
J’ai envie
avec les mains
des miniatures
s’imaginer se remplir d’un liquide doré
Force à trouver là.
brode autour
un collier d’esclave
it’s like knowing the solution and deliberately ignoring it
trust yourself
Mon passé, yeux fermés, dans la lumière, à terre, immobile, répétait doucement “numb”.
encore et encore, jusqu’à être tout à fait synchros, jusqu’à l’épuisement, la transe…
laisser partir
je sais quand c’est le moment d’ouvrir les yeux et je le fais
Prépare toi
Plaisir du nouveau tapis
il n’y aura pas de reconnaissance du mal
rien, aujourd’hui, rien
Je ne fais rien,
Le coeur est toujours sur le sol.
Peur que ce soit ma faute
semi-paralysie
Je n’articule pas assez
j’arrive à donner des coups
JE suis partie
commencer quand on veut
marge de manoeuvre
voir à travers quoi
Début début octobre
inquiétude de retomber
La simple légèreté ne m’est pas évidente
en buvant du thé vert.
les moments où je baille lui font plaisir.
[ ]
Doux et lumineux comme un Myazaki –

On a toute la vie pour danser

Laisse-moi être ton miroir
Laisse-toi croire à
la vérité de ton reflet dans mes yeux
à la cohérence de ton visage

je ne peux pas promettre que je saurais te faire rire
mais je peux être amusante paraît-il
quand je suis pleinement apprivoisée
quand le vernis de sérieux se craquelle à la chaleur de l’intimité

je ne veux pas promettre, d’ailleurs
simplement proposer
a way out
hors-cadre, loin de la futilité
we ‘d dance away the fear
on trébuchera, on explorera ensemble
au son des musiques qui exaltent la vie
au gré des voyages du corps ou de l’esprit
et de nos quotidiens bancals
comme des amies
comme des amoureuses
comme des compagnes
ou comme des enfants
sans s’encombrer de définitions

contaminée par le rêve américain
l’idée qu’il faut réussir sa vie
on a beau refuser, elle est là, sournoise
un flic dans la tête comme un autre
banal à en crever

croire qu’on pourrait être heureux autrement
oublier la petite voix
l’enterrer, encore chaude…
elle ressurgira toujours au bon moment
ou plutôt, au mauvais
croche-patte mental mesquin
et personne pour te rattraper